Cette mesure ramène le prix du kilo de riz brisé ordinaire de 410 à 350 francs CFA. Elle découle d’un protocole d’accord entre le Sénégal et l’Inde, ainsi que d’une conjoncture favorable sur le marché international, selon le CNC qui réunit des représentants de l’État, des associations de commerçants et de consommateurs, des syndicalistes et membres du patronat.
La structure a validé cette baisse, qui devrait entrer en vigueur dès le jeudi 3 avril, sous réserve de l’approbation du président de la République.
Le directeur du commerce intérieur, Ahmadou Bamba Ndao, explique que cette réduction tarifaire est le résultat des négociations menées avec l’Inde sur le prix d’exportation du riz.
La levée de la suspension des exportations de riz indien a également contribué à faire baisser les prix.
« L’augmentation de la quantité de riz exportable a créé une offre supérieure à la demande, résultant en une diminution des coûts », explique-t-il.
Le riz brisé ordinaire représente 80 % des importations de riz au Sénégal. Sa baisse de prix constitue une bouffée d’oxygène pour les consommateurs, estime Ahmadou Bamba Ndao.
En outre, la suspension des droits de douane et de la taxe sur la valeur ajoutée sur ces importations bénéficie aux importateurs et, par ricochet, aux ménages.
Ousmane Sy Ndiaye, secrétaire exécutif de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS JAPPO), salue cette mesure. « Il ne peut pas y avoir de pertes pour les importateurs. L’Etat a mis en place une stratégie permettant de vendre le riz à un prix plus abordable », affirme-t-il.
Le Vice-président de l’Association des consommateurs du Sénégal, Momath Cissé, se félicite de l’impact de cette mesure sur le pouvoir d’achat des ménages : « La variété concernée représente 80 % de la consommation nationale, ce qui est considérable ». (avec rts.sn)
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